mercredi 21 septembre 2022

LA DIFFÉRENCE ENTRE UN ENTREPRENEUR ET UN HOMME D’AFFAIRES. 


- L’ENTREPRENEUR:

C’est quelqu’un qui a une ou des activités, je veux dire qui a une ou des entreprises, qui se bat pour ses entreprises, qui chaque jour quand il se réveille il se bat pour que ses activités prospèrent, qui est entièrement concentré sur son activité. Qui fait attention à ses dépenses et ses économies pour ne pas faire faillite. Ça c’est un entrepreneur. 


- L’HOMME D’AFFAIRE:

C’est quelqu’un qui a une ou des activités, je veux dire qui a une ou des entreprises, qui ne se bat plus pour ses entreprises parce que ses activités sont stables, avec ou sans lui, l’argent rentre normalement comme d’habitude souvent plus même, qui est complètement stable financièrement, qui chaque jour quand il se réveille il veut se faire plus d’argent, qui n’a pas peur d’investir, qui n’a pas peur de donner un prêt, qui voit chaque occasion comme une opportunité pour se faire de l’argent, qui même si tu viens lui annoncer le décès de ta mère, il s’en fout, il est prêt à te donner un prêt pour les funérailles à rembourser avec intérêt, tu ne payes pas il te met en prison. Qui peut acheter quelque chose à 100.000f pour revendre à 100.500f, l’essentiel il a gagné 500f. Lui, c’est un KOFFI Gombo, no pitié in business, chaque occasion est bonne pour se faire de l’argent. Ça c’est un homme d’affaire.

vendredi 13 mai 2016

COMMENT BIEN NEGOCIER SON SALAIRE A L'EMBAUCHE

Ca y’est, le recruteur vous a dit « OUI ». Il veut vous embaucher. Super.
Pour arriver ici, vous et votre CV avez traversé un véritable parcours du combattant. Ce fût long, ce fût stressant, ce fût laborieux, mais n’empêche qu’ aujourd’hui vous voyez le bout du tunnel.
Vous n’avez pas voulu accepter le premier job qui se présentait, car vous vouliez quelque chose de mieux, ce job qui vous motive, et vous avez eu raison d’attendre et d’être exigeant.
Seulement voilà. Le responsable RH qui est votre interlocuteur vous propose un salaire très en deçà de vos attentes. Alors comment s’y prendre pour négocier ? Voici les bons conseils de votre coach de carrière préférée…

Ne pas avoir peur de négocier son salaire à l’embauche
Souvent, les candidats à l’embauche redoutent le moment de la négociation du salaire de départ, pensant que le recruteur pourrait revenir sur sa décision, et finalement ne pas les embaucher.
Sachez d’abord que du moment où vous veillez à garder un climat de discussion sympathique, sincère, professionnel et co-constructif, et que vous ne demandez pas une somme extra-terrestre et irréaliste, il n’y a aucune raison pour que votre futur employeur retire l’offre ou revienne sur sa décision vous concernant.

L’erreur la plus courante : ne pas négocier son salaire à l’embauche
La plus grosse erreur que vous puissiez faire lors de votre négociation, est de ne pas négocier du tout. Alors ne tombez pas le panneau du candidat bien gentil qui ne se souvient plus qu’il a des intérêts et des besoins à défendre (genre loyer, nounou, voiture, loisirs…les choses importantes, quoi !)
Sachez reconnaître la petite voix qui vous dit “c’est la crise”, “je suis déjà content d’avoir trouvé quelque chose”,  ou encore “déjà que je ne suis pas diplômé, j’ai de la chance ». Cette petite voix, ça n’est pas vous. C’est la petite voix qui vous pollue, qui ne vous appartient pas, et qui ressemble à celle de votre conjoint, de vos parents, de vos bonnes copines, des médias, de la société, etc. Cette voix est celle du « il faut que ». Ecoutez plutôt la voix du « j’ai besoin de ». Elle est plus sympa, vous connaît mieux, et vous conseille sur le long terme. Elle vous dit toujours la vérité, votre vérité.
Négocier son salaire à l’embauche quand on est une femme
Pour négocier son salaire à l’embauche, il faut du courage. Une situation de recrutement est une situation inhabituelle, alors profitez-en donc pour en faire une nouvelle occasion d’être fier(e) de vous. Le courage de négocier est particulièrement important pour les femmes. Aux U.S, une étude a démontré que les hommes étaient huit fois plus enclins à négocier leur salaire à l’embauche. Est-ce pour cette raison que les femmes sont toujours payées 25% de moins que les hommes? STOP, c’est une mascarade. Alors arrêtons de donner raison au système. Soyons des dames affirmées, et lançons-nous.

Négocier son salaire à l’embauche : La bonne méthode

Pas simple et un peu flippant, cette négociation ? Effectivement, c’est une situation inhabituelle pour vous, mais pas pour le recruteur. Lui, il a l’habitude.. Donc il ne sera aucunement choqué que vous preniez l’initiative de faire valoir vos intérêts à ce propos à un moment donné. Voici donc cinq règles issues des travaux de Jack Chapman, coach de carrière américain de qui je me suis inspirée ici :
  • Ne démarrez pas la négociation de salaire avant d’avoir obtenu le job

Laissez d’abord votre potentiel employeur décider. S’il pense que vous êtes l’élu(e), c’est qu’il a de bonnes raisons de le penser, et hop, l’affaire est argumentée pour vous en partie. Ensuite, vous pourrez parler d’argent.
Gardez ce même réflexe pour demander une augmentation. La règle : on demande toujours une augmentation APRES l’entretien annuel, et non pendant. Il sera plus difficile pour votre employeur de vous la refuser une fois qu’il aura acté par écrit qu’il est content de vous et que vous avez fait du bon travail.
  • Laissez toujours l’autre partie vous faire une offre en premier

Le but est de permettre à l’autre partie de suggérer le salaire en premier. Parfois vous aurez de bonnes surprises, parce que la première suggestion sera déjà au-delà de vos espérances. Dans ce cas, votre négociation un poil au-dessus vous permettra d’être vraiment content, fier, et motivé pour démarrer ce nouveau job.
Parfois, au contraire, il sera vraiment trop bas pour vous. L’idée est de vous fixer à l’avance une limite inférieure à ne pas dépasser, et qui sera calculée en fonction de vos besoins (loyer, nounou , etc.), additionnés d’une somme qui représentera vos « dépenses-plaisir », qui contribueront à votre équilibre.
  • Ecoutez la somme proposée, répétez-là à voix haute, puis restez silencieux

Le but du jeu est que votre interlocuteur reprenne la parole pour éventuellement augmenter ou se justifier sur cette somme. Et s’il se justifie, il n’y croit pas. Donc vous avez une faille à exploiter. Cette technique vous permet à votre machine interne de mouliner pour savoir si cette somme vous convient en fonction de votre objectif, tout en mettant la pression à votre interlocuteur (c’est moche? Non, c’est de la négo !)
  • Résistez à cette offre sur la base d’une étude fouillée et argumentée

Votre contre-argumentation doit être basée sur ce que vous savez sur vos compétences et qui vous donne une valeur chiffrable, par rapport au niveau de compétences du poste, par rapport au marché, au secteur d’activités, et à l’entreprise. C’est pour cela qu’une négociation de salaire et un entretien d’embauche se préparent, afin d’avoir en tête une idée exacte de ce que représenterait un salaire raisonnable dans le contexte.
  • Concluez le deal, puis obtenez davantage

Une fois que vous finissez par vous entendre sur la somme et qu’elle est verrouillée d’un commun accord, la dernière étape consiste à négocier des avantages additionnels (voiture de fonction, prime exceptionnelle, forfait repas,etc.). Une bonne façon d’être gagnant sur le package global, car la rémunération, ça n’est pas que le salaire sonnant et trébuchant…
Besoin d’un coup de pouce pour préparer vos entretiens d’embauche ? Envie d’avoir de vrais outils de communication qui vous mettent en valeur (CV, lettre de motivation, profil LinkedIn, compte Twitter) pour votre recherche d’emploi ? 
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Source : Bérangère Touchemann est coach de carrière à Toulouse



mercredi 27 avril 2016

La prise de parole en public 


Une grande angoisse, des palpitations, peut être même n’avez vous pas dormi cette nuit à la seule idée de devoir vous exprimer devant un public. Gérard Zenoni, consultant en communication, vous propose en 4 chapitres d’apprivoiser cet exercice de style.
                                                           Gérard Zenoni, Consultant.
  • Chap. 1 - Trac ou stress ?
  • Chap. 2 - Les 12 règles de la prise de parole en public
  • Chap. 3 - Les clefs de la communication
  • Chap. 4 - Conquérir l’auditoire

 Chap. 1 - Trac ou stress ?


Le trac, selon le Dictionnaire Larousse, c’est « la peur irraisonnée que l’on ressent au moment de paraître en public ou de subir une épreuve ». 

Irraisonné... voilà bien le nœud du problème. On comprend donc bien que ce n’est pas par la raison qu’on combattra le plus efficacement le trac. 

Le trac se manifeste d’abord physiquement : 
- Mains moites, 
- Nœud à l’estomac, 
- Accélération du rythme cardiaque 
- Essoufflement, impression d’oppression, de manque d’air, 
- Gestes incontrôlés, tremblements 
- Trou noir 
- Bégaiement, débit accéléré, voix qui ne porte pas, qui ne sort pas, etc...

Il faut donc affronter le trac sur le même terrain, avec son corps. C’est par la respiration que l’on peut le plus efficacement contrôler ce trac. Elle permet tout simplement de mieux nous alimenter en oxygène. L’organisme a tout particulièrement besoin de ce « carburant » dans les situations de stress comme la prise de parole, forte consommatrice d’oxygène. 

Or si celui-ci arrive moins bien à notre cerveau, parce qu’on a par exemple « le souffle coupé » par l’émotion, nos idées sont moins claires. La panique monte. On a encore plus le trac. Les manifestations physiques de ce trac augmentent, à commencer par la respiration oppressée. Un cercle vicieux s’installe. Plus on a le trac, moins on respire. Moins on respire, plus on a le trac... 

Seule une respiration profonde, calme et abdominale permet de calmer ces manifestations physiques du trac. 

Et la tête ? On a beau respirer correctement, cela n’empêche pas toujours le cerveau de « gamberger » avant une prise de parole devant un auditoire impressionnant. Appréhensions, idées négatives, tout cela est normal : le trac est commun à tout le monde. Ne pas en avoir relèverait de l’inconscience. Mais, contrôlé par la respiration, ce trac n’est que du « stress positif ». C’est comme le cholestérol, il en faut. Mais du bon ! 

Il ne faut jamais oublier que la plupart du temps le trac ne se voit pas. Dites-vous bien que dans l’assistance tout le monde est ravi que ce soit « vous » qui preniez la parole. Ceux qui vous écoutent vous sont reconnaissants d’occuper l’estrade et, a priori, aucun des participants n’aimerait être à votre place !
 Chap. 2 - Les 12 règles de la prise de parole en public

  • 1. L’arrivée

    Avant tout, du calme. Pas de précipitation. Pas de prise de parole avant d’avoir rejoint l’estrade, la table ou le pupitre. Qui se pose, s’impose !

  • 2. La position

    Je suis debout face à l’assistance, droit, les deux pieds bien à plat, légèrement écartés, les épaules relâchées. Je ne suis pas affalé, simulant, même inconsciemment, une improbable décontraction. Je ne suis pas les mains dans les poches, ou les bras croisés. Qui se pose, s’impose !Si je suis assis à une table, je me tiens droit, les deux pieds bien à plat sur le sol. 

  • 3. Le strip-tease

    Vos interlocuteurs ne vous connaissent pas nécessairement. Laissez-leur le temps de vous découvrir, de vous scanner, de vous « déshabiller » de la tête au pieds. Ces quelques secondes sont primordiales. Elles donnent le tempo. Votre tempo ! Et c’est vous qui allez l’imposer car qui se pose, s’impose ! Pendant ce « striptease » que l’on vous fait subir, regardez vos interlocuteurs (cf. règle n°5) 

  • 4. La respiration

    C’est la clef de voûte du dispositif et de ces 12 règles. Sans elle, les 11 autres recommandations sont bancales, voire inopérantes (cf. Trac ou Stress ? p. 2). 

  • 5. Le regard

    Le regard précède les mots. Quand je regarde le plafond, je parle au plafond et quand je regarde mes pieds, je parle à mes pieds... On pourrait citer la phrase de Jean Guitton : "être éloquent ce n’est pas parler en général, mais dire quelque chose à quelqu’un." Ce quelqu’un, pour lui parler, il faut le regarder. Si l’assistance est composée de 6 personnes, mon regard - un vrai regard, les yeux dans les yeux - passe de l’une à l’autre, au gré des phrases. Devant une assistance importante, je balaie la salle du regard. Mais toujours, je garde le contact visuel avec le public. Cela permet de maintenir le contact avec le présent et la réalité, tout en empêchant le cerveau d’aller « se promener ». Vous levez les yeux au ciel pour chercher vos idées ? Fausse bonne idée. Ne regardez que des yeux. Pas des fronts ou des cravates. Et vous le constaterez : vos idées sont dans vos yeux... 

  • 6. Le sourire

    Un vrai sourire. Je suis heureux d’être là, avec vous. Et si l’on est en train d’annoncer des choses qui ne sont pas réjouissantes, on affiche tout de même un visage avenant. 

  • 7. La projection

    Vous commencez à parler. Tout le monde vous regarde fixement, personne ne sourit, certains sont même plongés dans leur documentation ou parlent à l’oreille de leur voisin : c’est sûr, je ne les intéresse pas, je suis mauvais, on se moque de moi. Et bien non ! Vous êtes simplement en train de projeter vos propres craintes sur le public. Dès que vous aurez dépassé les premières minutes de votre exposé, en ayant « accroché » l’auditoire, celui-ci sera pendu à vos lèvres, vous envoyant de ce fait d’autres signaux, positifs ceux-là, et qui vous encourageront. 

  • 8. L’articulation

    Faut-il préciser pourquoi il est important d’articuler ? 

  • 9. Le débit

    Et faut-il préciser pourquoi il ne faut pas parler trop vite ? 

  • 10. L’intonation

    Parler calmement et distinctement ne signifie pas qu’il faut être ennuyeux et rébarbatif. Ne vous privez pas d’intonations. Ce sont elles qui feront passer toute la gamme des émotions : de la joie à la tristesse, en passant par l’humour, la colère, la tendresse, l’ironie, le charme, etc. Plus vous mettrez d’émotions - donc de l’« humain » - dans vos messages, plus vos auditeurs pourront s’identifier, et donc s’approprier ce que vous leur racontez. 

  • 11. Les pauses

    Pour plein de raisons. D’abord parce qu’il est indispensable de reprendre régulièrement son souffle. Ensuite, parce qu’il faut laisser à l’auditoire le temps d’intégrer ce que vous êtes en train de lui expliquer (sous peine de le voir décrocher). Des pauses également pour s’assurer que tout le monde suit. Mais aussi parce que le silence fait ressortir vos mots, suscite l’attention, crée du suspense... Pour toutes ces raisons, ne craignez pas de marquer des pauses. « La vraie musique est entre les notes » a écrit Mozart dans son journal. A quoi Sacha Guitry ajoutait : « Quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit, c’est encore du Mozart ! » 

  • 12. Se préparer

    Enfin, avant toute prise de parole en public, on se prépare. On ne sort pas en boîte de nuit la veille d’une prise de parole importante. On adopte une bonne hygiène de vie, on boit de l’eau avant, et pendant l’intervention. Et puis on prépare son intervention. Quel est le message que je veux faire passer ? Quel est mon objectif ? Quels sont les risques ? Quels exemples puis-je donner ? Quelles objections va-t-on m’opposer ?

Chap. 3 - Les clefs de la communication


 1. Tenir compte de ses interlocuteurs et du contexte


Dans tout processus de communication, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte. On aurait spontanément tendance à se focaliser exclusivement sur l’information : qu’est-ce que je veux transmettre ? Mais on ne parle pas à son banquier comme à son épouse, sa belle-mère, son patron ou ses enfants ! De plus, le contexte de cette communication a également son importance. Même chose pour une prise de parole en public. 

Communiquer, c’est avant tout mettre en relation, de façon pertinente, l’orateur, le public, le sujet et le contexte. C’est aussi définir son objectif, par rapport au thème abordé. Et attention à ne pas confondre les deux comme c’est si souvent le cas ! 

Le journaliste n’écrit pas un article pour qu’il emballe du poisson. Il veut être lu, intéresser, voire susciter un abonnement. De même il ne parle pas à la radio ou à la télévision, pour occuper l’antenne. Là aussi, il veux intéresser et captiver pour lutter contre le zapping. 

Cette règle vaut pour l’entreprise : un cadre ne parle pas seulement pour occuper la tribune ou faire impression dans une réunion. Il ne rédige pas une étude pour qu’elle se retrouve, au mieux sur une étagère, au pire à la poubelle ! Il veut convaincre de mettre en place telle restructuration, lancer tel nouveau produit, ou supprimer telle filiale. 

Pendant toute la prise de parole, l’orateur doit avoir en tête son objectif : qu’est-ce que je veux que le public, sache, fasse, apprenne, comprenne, retienne, achète, accepte, etc... 

S’il sent qu’il est en train de passer à côté de l’objectif (par exemple si l’orateur prend conscience qu’il n’est pas convaincant, si l’auditoire devient hostile, si le sujet abordé s’avère trop complexe ou encore si l’intervention est trop longue par rapport au programme d’une manifestation établi de longue date) il doit modifier sa prestation en temps réel. Surtout ne pas continuer comme si de rien n’était. Qu’importe le thème, c’est l’objectif qu’il faut atteindre ! Quitte par exemple à ne pas aborder toutes les parties prévues, à survoler le sujet, à être moins précis mais plus vivant, etc... 

  • 2. Préparez votre intervention
  1. Listez vos idées
A vous le brainstorming ! Sans censure. Jetez tout ce qui vous passe par la tête sur le papier. Une « mauvaise » idée n’est jamais mauvaise car elle peut vous mettre sur la piste d’une bonne.
  1. Regroupez ces idées par thème et éliminez les idées secondaires
On ne peut pas tout dire ! Et si vous n’êtes pas convaincu dites-vous que « le Seigneur a créé le monde en six jours - vous pouvez expliquer ce que vous avez à dire en six minutes ! » Sinclair Lewis. Allez à l’essentiel et faites des choix. C’est encore la meilleure façon de ne pas perdre de vue votre objectif et de conserver l’intérêt de votre auditoire.
  1. Construisez votre plan, et sélectionnez des exemples

En général, trois idées suffisent. A la limite, un plan binaire (avantages/ inconvénients, hier/aujourd’hui, avant/après, etc...). 

Et puis surtout, « humanisez » votre message, avec des images, des souvenirs, des anecdotes. En illustrant vos propos avec des exemples concrets, pris dans la vie courante, vous permettez au public de s’identifier car vous vous adressez autant à ses « tripes » qu’à sa tête. Et comme un dessin vaut un long discours, vous communiquerez en quelques mots ce qui vous aurait pris beaucoup plus de temps avec une explication abstraite. 

Les journalistes ne font pas autre chose : ils partent d’une situation précise (la boulangère à sa caisse le 1er janvier 2002 au matin, dépassée par les évènements pour rendre la monnaie en euro) pour illustrer une information plus générale (le passage à l’euro le 1er janvier 2002). Tout le monde comprend en deux secondes que cela ne va pas être de la tarte ! 

  • 3. Préparer votre « roue de secours »


Les orateurs se raccrochent bien souvent à leurs notes. Cette roue de secours les rassure. Mais en fait elle leur permet de ne pas affronter le regard du public, de ne rien oublier. Moyennant quoi, ils peuvent être assurés de raser leur auditoire ! 

Il n’y a qu’une roue de secours par voiture et elle est dans le coffre. En d’autres termes, les notes doivent être succinctes et rester dans un coin. Au cas où. Si tout ce passe bien, inutile de les regarder (vous ne roulez pas avec votre roue de secours sur les genoux ?) 

Ces notes, qui doivent pouvoir tenir sur un simple bristol, ne comporteront que quelques mots-clefs destinés à vous remettre sur les rails en cas de besoin. On y écrira par exemple les premiers mots de son intervention, qu’on aura appris par cœur, car la façon dont ces tout premiers mots sont reçus conditionne toute la suite du discours. Pour le reste de l’exposé, un style télégraphiste suffit, quelques mots pour l’introduction, les deux ou trois parties du plan, quelques mots encore pour d’éventuelles sous parties, et enfin un mot pour la conclusion. 

L’introduction doit être particulièrement soignée. Idéalement, elle doit comporter une accroche. Françoise Giroud le rappelait souvent : « Inutile d’avoir du talent à la 5ème ligne, si le lecteur ne franchit pas les précédentes ».Votre première phrase doit être simple mais percutante : on peut partir d’un exemple, d’un témoignage personnel, d’une anecdote, d’un proverbe, d’une question. Tout est bon du moment que cette phrase accroche l’attention de ceux qui vous écoutent et leur donne envie d’entendre la suite. 

Suivent les quelques mots-clef de votre introduction. Celle-ci doit introduire l’auditoire à votre objectif, en annonçant votre plan. 

Enfin, quelques mots-clef pour votre conclusion. Celle-ci d’ailleurs reprendra votre objectif. Car il important de « boucler la boucle ». Ou encore, comme le dit Jean Guitton, évoquant les trois parties d’une prise de parole (introduction, développement et conclusion) : « Je dis ce que je vais dire, je le dis, je dis que je l’ai dit »...

  • 4. Répétez
Testez votre discours. Dites-le à voix haute, seul chez vous. Chronométrez votre intervention et vérifiez qu’elle ne dépasse pas le temps qui vous est imparti, car souvent « ce qui manque aux orateurs en profondeur, ils vous le donnent en longueur »... (Montesquieu). On d’autres termes, « il ne faut pas jeter un déluge de mots sur un désert d’idées »


Chap. 4 - Conquérir l’auditoire




  • 1. Par le corps

Notre corps parle. Nous sommes d’abord vus avant d’être entendus. Et ce corps envoie des messages, des informations. Elles peuvent aller dans le sens de notre discours. Mais elles peuvent aussi dire exactement l’inverse. Or qu’est-ce qui a le plus d’impact : ce que dit votre bouche, ou ce que dit votre corps ? 

Il faut savoir que l’impact que nous avons auprès du public dépend pour 80% de nos attitudes et de nos comportements, et pour 20% seulement de notre discours. De l’intérêt de ne pas se soucier uniquement du message mais de travailler sur la « forme » de la prise de parole en public. 

  • 2. Par les mots

On entraînera mieux l’adhésion si l’on joue sur ces trois tableaux : 
-  Logos : le discours, les mots, les faits, les chiffres... 
-  Ethos : la légitimité de l’orateur (est-il crédible) 
-  Pathos : l’émotion que fait passer l’orateur à son public.
Un discours uniquement factuel, froid, sur le seul registre du « Logos » n’aura pas un impact fort. Si on lui ajoute de « l’Ethos » (« voilà mon expérience, voilà ce que mon métier m’a appris, voilà ce que j’ai étudié, etc...) le discours risque d’être mieux accepté. Enfin, si l’orateur fait vibrer la corde sensible et touche le public émotionnellement, avec des exemples vécus, des anecdotes, il aura vraiment convaincu son public et réussi à transmettre son message.

  • 3. Par la simplicité


Les rédacteurs en chef donnent souvent ce conseil aux journalistes trop confus à l’antenne : « Imaginez que vous parlez à un enfant de 12 ans ». C’est peut-être simpliste et réducteur mais cela a le mérite d’obliger le spécialiste des sciences, ou de l’économie, à aller à l’essentiel avec des mots compréhensibles par le plus grand nombre. 

Il ne faut jamais oublier que le locuteur moyen utilise peu de mots et ignore les termes plus subtils ou techniques (d’ailleurs « locuteur », dans cette phrase, serait remplacé par « le français moyen », « les gens » ou « celui qui parle », car ce substantif - pardon, ce mot ! - est déjà trop savant...) 

De même que le journaliste élague, simplifie, vulgarise, condense, de même faites des phrases courtes, évitez le jargon, l’excès de chiffres, les allusions subtiles ou les sous-entendus sibyllins ! Un « problème » vaut mieux que toutes les « problématiques » et un « retour » sera toujours plus clair qu’un « feedback »... 

« Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots bien vêtus » Chamfort. Appelez donc un chat, un chat. Et non un félin domestique ! 

NB: POUR VOS QUESTIONS ET PRÉOCCUPATIONS, contactez votre Conseiller Emploi.

mardi 26 avril 2016

Les 3 grandes étapes de l’entretien d'embauche

Retenez :

Vous n’aurez pas deux fois l’occasion de faire une première impression.
A diplôme égal, c’est votre personnalité qui fera la différence.

Vous avez passé les premières étapes. Vous avez su donner une bonne image de
vous-même puisque votre dossier a suscité chez le recruteur l'envie de vous
rencontrer. Il s’agit maintenant de mettre en valeur vos aptitudes et prouver que vous
êtes le MEILLEUR candidat. L’entretien est la phase finale de sélection avant le
recrutement, c’est le but ultime de votre CV et de votre lettre de motivation.. Si vous
avez réalisé sérieusement votre bilan et projet professionnel, vous allez pouvoir
répondre aux questions qui vous seront posées.

 Finalité

- Pour vous : convaincre le recruteur que votre candidature correspond au profil
défini et que vous vous intégrerez parfaitement bien dans son organisation.
- Pour le recruteur : être sûr de faire le bon choix.

1- La préparation

- Prévoir avec soin votre tenue vestimentaire afin d'être à l'aise tout en
étant correct.
- Prévoir les documents à apporter,
- Repérer l’itinéraire, les lieux afin d’arriver à l’heure,
- Revoir votre bilan : vous connaissez votre objectif et vos limites.
- Revoir votre argumentaire et la liste de questions que vous désirez
poser au recruteur
- Entraînez-vous (essayer de répondre aux questions que le recruteur
pourrait vous poser, en particulier sur vos points faibles)
- Vous avez bien entendu enquêté sur l'entreprise et obtenu un
maximum d'informations.

2- Le passage

- Vous n'êtes pas affalés sur votre chaise, vous ne fumez pas (même si
on vous le propose) et vous regardez votre interlocuteur en face.
- L'entretien n'est pas un interrogatoire, c'est un échange d'informations.
- Vous répondez toujours aux questions de manière positive, en vous
appuyant sur vos expériences, vos compétences...
- Ne permettez pas au recruteur de descendre trop dans votre vie privée
si les éléments évoqués n'ont aucune incidence sur le poste que vous convoitez. .
- Faites preuve de sympathie : l'entretien est aussi difficile pour le
recruteur : un mauvais recrutement dans une entreprise peut mettre en
jeu sa position sur le marché, sa crédibilité...
- N'oubliez pas de poser des questions sur le poste, l'entreprise.
- A l'issue de l'entretien, il faut savoir remercier et informer l'entreprise
que vous prendrez l'initiative de la recontacter.

3- Le bilan

- Faire un débriefing après l'entretien (quand il est encore frais à votre
esprit) peut vous aider à maîtriser les entretiens suivants, à
comprendre ce qui a "coincé".
- N'omettez pas de relancer l'entreprise. Il faut toujours faire le bilan de
vos entretiens.

CONSEILS

- Ne gâchez pas vos chances dès le départ en arrivant en retard à votre rendez-vous.
- Au début de l’entretien, n’ayez pas peur de serrer la main de l’interviewer de manière décidée
(sans la lui broyer toutefois). Projetez une image professionnelle (Prenez de quoi écrire). La
plupart des interviewer se font une idée de vous dès les 3 premières minutes, donnez lui donc
directement l’impression que vous êtes quelqu’un de volontaire, décidé et déterminé.
- Ne fumez pas, même si on vous le propose.
- Laissez au recruteur l’initiative d’engager la conversation.
- N’interrompez jamais votre interlocuteur.
- Restez NATUREL (jouer un rôle qui n’est pas le sien pendant l’interview est aisé mais le jouer
toute sa carrière durant, l’est nettement moins).
- Restez positif vis-à-vis de vous même (ne mentionnez pas vos défauts) et de votre ancien
employeur (ne le dénigrez en aucun cas).
- Faites en sorte qu’après quelques minutes d’entretien, vous ayez marqué un maximum de points
(vous n’avez que peu de temps pour vous « vendre »).
- A la fin de l’entretien, ne manquez pas de manifester votre enthousiasme pour la fonction et
remerciez votre interlocuteur de vous avoir consacré un peu de son temps. Ce dernier vous
parlera ensuite de la prochaine étape. Veillez à avoir toutes les informations sur cette étape
ultérieure (où, quand, avec qui, etc.) avant de quitter votre interlocuteur.

De manière générale, les recruteurs apprécient un certain nombre de traits de
caractère :

- Présentation et conscience professionnelles
- Sens pratique, organisation, bon sens
- Bonne élocution et bonne capacité d’écoute
- Courtoisie, honnêteté
- Enthousiasme, détermination, persuasion, confiance en soi
- Créativité et imagination
- Sens de l’humour.


Et n’en apprécient pas d’autres :

- Manque de préparation à l’entretien
- Manque d’enthousiasme, passivité, indifférence, négativisme
- Arrogance
- Manque de nuances, contradictions.


NB: POUR VOS QUESTIONS ET PRÉOCCUPATIONS, contactez votre Conseiller Emploi. 

COMMENT BOOSTER SA CARRIERE ?


La réussite professionnelle ne s’improvise pas. Pour parvenir à vos objectifs, mettre en avant tous vos talents et booster votre carrière, certaines règles sont à respecter et certains pièges à éviter.


1- LA RECHERCHE D’EMPLOI

Terminée l’époque où un salarié pouvait construire sa carrière  au sein d’une même et seule entreprise. Aujourd’hui, dans un monde où tout va toujours plus vite, il n’est pas rare de changer de société, de poste ou de secteur tous les 5 ans, voire moins… Pour booster votre parcours professionnel, il faut donc  faire preuve d’adaptabilité ! Mais attention, tout changement doit être mûrement réfléchi. Pas question de papillonner d’entreprise en entreprise et de devenir ainsi un croqueur de job. Dès les premières années de votre carrière, vous devez prêter une grande attention à votre recherche d’emploi et visez juste au bon moment. Ensuite, prenez le temps de bien travailler votre CV. Mettez en avant vos expériences les plus significatives, précisez  l’intitulé de votre poste et n’oubliez pas de dire un mot sur vos centres d’intérêt. Gardez simplement en tête que votre CV doit être lisible en moins de 15 secondes. Soignez donc la mise en forme et n’hésitez pas à vous faire aider par un ami doué en création graphique. Même chose pour la lettre de motivation. Evitez les copier-coller et les formules toutes faites. Pensez qualité et non quantité. Vous vous démarquerez à coup sûr des autres candidats.

2- LA FORMATION

Tout au long de votre carrière, vous devrez faire face à diverses évolutions, technologiques ou tout simplement organisationnelles. Afin de ne pas vous sentir à la traîne par rapport à de jeunes collaborateurs, la formation reste la meilleure des solutions.  Il en existe 4 types :
- La formation en
entreprise : heures de formation obligatoires, planifiées par l’employeur
- Le congé individuel de formation : l’initiative du départ en formation appartient ici au salarié. Il choisit la formation qui lui convient. À son terme, le salarié retrouve son poste de travail ou l’équivalent. Attention, certaines conditions sont à respecter.
- Le droit individuel à la formation : le droit individuel à la formation est un nouveau droit reconnu aux salariés disposant d’une ancienneté d’au moins un an dans l’entreprise.
- La période de professionnalisation : elle vise à maintenir dans l’emploi les salariés en contrat à durée indéterminée rencontrant des difficultés particulières ou souhaitant créer leur entreprise.
Qui dit carrière, dit forcément responsabilités. Plus votre expérience sera riche, plus l’on vous confiera des postes à responsabilités. Manager pourrait donc devenir l’une de vos principales missions. Mais être un bon manager demande un certain savoir-faire qui ne s’apprend pas du jour au lendemain. Si vous devez gérer une équipe pour la première fois, n’hésitez pas à demander une formation en management. Vous pouvez aussi vous aider de nombreux livres écrits à ce sujet.

3- LE RESEAU


L’aspect relationnel reste l’atout n°1 pour grimper les échelons dans un secteur ou dans une entreprise. Voici quelques règles pour construire et entretenir votre réseau professionnel.
- Munissez-vous d’un carnet d’adresses (cahier, répertoire, fichier excel) et notez-y tous vos contacts avec une petite remarque (ex : KOUASSI, directeur de monconseilleremploi, tel mail ami de info.monconseilleremploi@gmail.com)
- Envoyez vos vœux tous les ans à vos contacts. Privilégiez les cartes par mail (en restant sobre). Cela ira plus vite et vous dépenserez moins d’argent.
- Dans votre entreprise, prenez le temps de faire des pauses avec vos collègues de travail (même si vous ne fumez pas !)
- Ne fuyez pas les pots, les séminaires et tout autre réunion de détente entre employés
- Soyez poli et sachez rendre service
- Ne quittez jamais votre entreprise en mauvais terme
- Ne dites jamais du mal d’une personne (collègue ou employeur)
- N’oubliez pas de vous inscrire sur des sites
Internet de réseau professionnel  (linkedin, viadeo, facekook, google+…).


NB: POUR VOS QUESTIONS ET PRÉOCCUPATIONS, contactez votre Conseiller Emploi. 


lundi 25 avril 2016

Comment travailler pour obtenir son premier emploi ?

                                     Source photo: Côte d'Ivoire (http://www.africatopsuccess.com/)

Entreprendre une recherche d’emploi, impose d’être organisé et méthodique. Trouver un emploi ne relève pas du hasard, c’est le résultat d’un "travail" assidu qui demande certes du temps, de l’énergie (de la volonté, de la persévérance) mais en plus une méthode et des stratégies. C’est une activité à temps plein.

Si vous ne vous connaissez pas bien, vous ne saurez pas vous mettre en valeur, que ce soit à travers un CV, une lettre de motivation ou lors d’un entretien.


On parvient plus vite au but si l'on sait ce que l’on est et ce que l'on veut.


Cet article vient renforcer les méthodes classiques de recherche d’emplois des primo demandeurs d’emplois et aider les travailleurs à booster leur carrière.

1.       Maîtriser les principales étapes dans la recherche d’emploi ;
2.       Susciter une prise de conscience du potentiel des jeunes diplômés et des demandeurs d’emploi ;
3.       Se faire valoir sur le marché du travail ;
4.       Arriver à se distinguer dans une population de demandeurs d’emploi.

les différentes étapes  à respecter

Etape 1 : Les réseaux d’informations sur les emplois

·         Les différents réseaux à exploiter ;

 Etape 2 : Le bilan personnel et professionnel

·         Les différents quiz ;
 Etape 3 : Projet professionnel

·         Le projet professionnel, un élément déterminant ;

 Etape 4 : Le Curriculum Vitae (CV)

·         Comment rédiger un CV attrayant ;

 Etapes 5 : La lettre de motivation

·           La lettre de réponse à une annonce
·           La lettre de candidature spontanée
·           Les parties d’une lettre de motivation

 Etape 6 : Les Tests : comment réussir aux tests

·           Les tests d’intelligence ou d’efficience
·           Les tests d’aptitude professionnelle
·           Les questionnaires de personnalité

 Etape 7 :L’entretien

·           L’objectif, la finalité
·           Les étapes de l’entretien
·           Les principales erreurs à ne pas commettre
·           Les questions classiques
·           Quelques exemples de grille d’entretien

Etape 8 : Savoir les attentes des chefs d’entreprises ou les recruteurs

·           Se connaître soi-même pour être reconnu
·           Se montrer souple et adaptable
·           Savoir décider pour agir
·           Etre un bon communicateur pour construire avec les autres
 Etape 9 : Comment négocier un contrat de travail et s’intégrer dans son nouvel environnement professionnel

NB: POUR VOS QUESTIONS ET PRÉOCCUPATIONS, contactez votre Conseiller Emploi.